Laboratoire GEODE

Accueil > Doctorants

 

Clara PLANCHER

Doctorant

  • Tel : 07 69 12 35 29
  • Courriel : clara.plancher@univ-tlse2.fr
  • Adresse : Bureau C231
    Maison de la Recherche de l'Université Jean Jaurès
    5, Allées A. Machado
    31058 TOULOUSE Cedex 9

 

THÈSE

Titre : Biodiversité et histoire des changements d’utilisation du sol, modélisation et spatialisation des signatures polliniques pour une approche rétrospective des paysages agro-pastoraux montagnards (Vicdessos – S. France).

Directeur de la thèse : Didier GALOP (DR GEODE UMR 5602 CNRS)
Co-directrice de la thèse : Florence MAZIER (CR GEODE UMR 5602 CNRS)

Contexte :

Les différents impacts que peuvent avoir les activités humaines sur la biodiversité sont encore mal connus. Alors qu’elles peuvent être responsables d’une érosion de biodiversité, certaines, comme le pastoralisme montagnard, se révèlent génératrices de biodiversité. Au coeur des débats scientifiques, la lutte contre l’érosion de la diversité des espèces et des habitats en zone de montagne nécessite une meilleure compréhension de la façon dont nos activités influencent cette biodiversité. Pour cela il est nécessaire de prendre du recul et de s’interroger sur les dynamiques spatio-temporelles de la biodiversité, sur la façon dont elle a répondu aux successions d’activités humaines diversifiées dans le passé.

Il est donc primordial d’approfondir à différentes échelles spatio-temporelles les travaux portant sur la mise en évidence des effets de l’usage passé des terres sur la fragmentation des paysages, la structure et le fonctionnement des écosystèmes terrestres végétaux, et d’analyser leur capacité à répondre aux changements socio‐environnementaux. Toutefois, les connaissances scientifiques dans ce domaine sont encore rares et s’appuient souvent sur des données ne remontant pas au-delà des cinquante dernières années, ne permettant pas de prendre en compte l’intégralité des processus influençant la biodiversité.

Face à cette problématique, la palynologie, étude des grains de pollen et des spores contenus dans les archives sédimentaires, se positionne légitimement comme l’une des principales méthodes pour acquérir des données diachroniques sur plusieurs siècles. Elle permet alors d’apporter certaines réponses à la biologie de la conservation. Les principales critiques faites aux palynologues portent sur le manque de résolution spatio-temporelle des données polliniques, ainsi que la difficulté de quantifier et de spatialiser l’information pollinique pour retracer l’évolution des caractéristiques spatiales de la végétation. Bien que de nouvelles approches modélisatrices (Landscape Reconstruction Algorithm, LRA) permettent de retracer quantitativement l’évolution du couvert végétal pour une échelle spatiale définie autour des points d’échantillonnage, aucune méthode ne permet d’accéder à la structure spatiale de la végétation à partir du pollen. Ainsi reste soulevée la question d’une méthode appropriée pour reconstruire la distribution spatiale des occupations du sol dans la durée, avec leurs dynamiques et leurs incertitudes spatiales et temporelles quantifiées en tous points du paysage étudié.

Objectifs :

Dans ce contexte, la thèse se focalise en particulier sur les diversités végétale et paysagère. Il se fonde sur une démarche interdisciplinaire associant paléoécologie, écologie historique et géographie.

Ce projet résolument méthodologique a pour but de développer une méthode d’étude des changements paysagers sur le long terme (plusieurs siècles) dans une zone atelier montagnarde, la vallée des étangs de Bassiès, intégrée à l’Observatoire Homme-Milieux du Haut-Vicdessos). Cette zone riche en biodiversité est soumise à des profondes mutations des systèmes d’exploitation et des paysages, notamment avec l’abandon rapide des activités agro-pastorales traduit par une dynamique de reforestation, accompagnée d’un changement du cortège floristique et d’une baisse de diversité végétale.


Figure 1: Partie Est de la vallée des étangs de Bassiès, vue depuis le Nord.

 

La construction de scénarios rétrospectifs sera susceptible de guider les gestionnaires de l’environnement, et sera focalisée sur l’histoire de la fragmentation des milieux, pour tester i) l’influence de l’hétérogénéité du paysage sur les patrons de diversité floristique, ii) l’impact des activités humaines et des perturbations naturelles sur la diversité des espèces, des communautés végétales et du paysage, iii) les effets de seuils, temps d’inertie et résilience des systèmes face à ces activités.

 

EXPERIENCES :

Février-Juillet 2018 : Stage de M2 au laboratoire GEODE, Du pollen aux paysages : vers une reconstitution spatialisée des occupations du sol présentes et passées. (Développement méthodologique pour la spatialisation de l’information pollinique.)

Avril-Mai 2017 : Stage de M1 à l’Institut des Sciences de l’Evolution de Montpellier (ISEM), Reconstitution des dynamiques paléoenvironnementales de la tourbière de Lapsou (Cantal, France). (Etude palynologique traditionnelle d’une tourbière.)

Mars-Avril 2016 : Assistante au laboratoire d’écologie animale et végétale de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

 

CURSUS UNIVERSITAIRE :

2016-2018 : Master Biodiversité Ecologie Evolution, Mention Chrono-environnements et Paléoécologie (CEPAGE), Université de Montpellier (34).

2015-2016 : L3 Ecologie et Biologie des Organismes en programme d’échange à l’UQAC, Chicoutimi (Canada, QC).

2013-2015 : L1 et L2 Ecologie et Biologie des Organismes, Université de Montpellier (34).

AccueilImprimerContactPlan du siteCredits