Laboratoire GEODE

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FOUEDJEU F. Léonel

Doctorant

 

  • Tel : 05 61 50 36 89
  • Courriel : leonel.fouedjeu-foumou@univ-tlse2.fr
  • Adresse : Bureau C232
    Maison de la Recherche de l'Université Jean Jaurès
    5, Allées A. Machado - 31058 TOULOUSE Cedex 9

 

Thèse :

Expérimentations et développements de « l’outil charbonnière » : approches anthracologiques et dendrochronologiques des forêts pyrénéennes.

 

 

Encadrement :

Directeur : Didier GALOP (DR GEODE UMR 5602 CNRS)

Co-directrice : Vanessa PY-SARAGAGLIA (CR GEODE UMR 5602 CNRS)

Les principales problématiques qui m'intéressent tiennent sur l'étude de l'impact du charbonnage historique, en lien avec les activités minières et métallurgiques, sur les dynamiques spatiales et forestières durant l'Holocène récent, de la forêt de Bernadouze et de l'Arbu. Il s'agit (1) de restituer à haute résolution chronologique/temporelle, grâce à l'étude des cernes de croissance des charbons de bois (inédit), les principales phases de charbonnage ayant fortement marqué l'évolution de ces socio-systèmes, (2) de mieux appréhender les pratiques sylvicoles historiques, c'est-à-dire, retrouver le traitement morphologique dynamique des forêts et (3) de développer les outils/approches méthodologiques existant afin de mieux interpréter les anomalies et les déformations (fente radiale de retrait, vitrification, hyphes, écrasements cellulaires...) fréquemment retrouvés sur le corpus anthracologique étudié; ce qui permettrait de mieux caractériser les pratiques, les gestes techniques et les temporalités du charbonnage afin de mesurer, efficacement, leur influence sur la dynamique des forêts.


Figure 1: Tourbière (centre) et ancienne forêt charbonnée (second plan) de Bernadouze

Figure 3: charbonnière ouverte, prélèvement stratigraphique


Figure 2: Couche charbonneuse


Figure 4: Rondelle de hêtre (premier plan) pour approche dendrochronologique


Figure 5: La vitrification


Figure 6: Fente radiale de retrait


Figure 7: La contamination par les hyphes (centre)

Contexte

L’étude géohistorique et anthracologique des replats de charbonnage disséminés dans les espaces montagnards et supraforestiers des Pyrénées de l’est, a été décisive pour mesurer le rôle de la pression métallurgique sur les dynamiques forestières historiques. Elle a notamment mis en lumière la favorisation des espèces résistantes et/ou opportunistes, comme le hêtre, le chêne ou le pin à crochets, au détriment du sapin, ou encore la reconstitution de peuplements de sapins par élimination du hêtre pour le charbonnage. Cependant, les processus appréhendés dans la durée se sont avérés complexes et non linéaires. Les rythmes sociohistoriques (tensions, relâchements, etc.) ne correspondent pas forcément aux rythmes environnementaux. Les évolutions et les changements peuvent être rapides et sont difficilement saisissables. Ils sont toujours en décalage avec les faits consignés dans les textes. Aussi, une des limites majeures de « l’outil charbonnière » est la résolution chronologique. Les datations radiocarbones présentent un intervalle de confiance qui s’élève en années calendaires entre 80-100 ans à deux ou trois siècles, en particulier pour les périodes de plateaux radiocarbones comme l’époque moderne; ces pas de temps étant beaucoup trop importants pour saisir à haute résolution les dynamiques socio-environnementales. C’est donc dans cette première direction que cette thèse vise à améliorer et à développer « l’outil charbonnière ». Les charbons de bois conservés dans les replats ne seront plus seulement appréhendés comme des indicateurs taxinomiques (composition floristique des boisements exploités), mais comme des proxies climatiques, écologiques et socio-environnementaux.


Objectifs


Ils sont multiples et les principaux sont les suivants :

  1. Mobiliser les principes et les méthodes de la dendrochronologie et les appliquer à l’analyse des charbons de bois afin d’approfondir notre connaissance sur les dynamiques socio-environnementales, leurs rythmes et de leurs pulsations durant l’Holocène récent, en particulier les 500-700 dernières années. Cette méthode qui doit être testée permettrait de détecter des charbonnières synchrones, ce qui n’a encore jamais été possible jusqu’à présent et qui limite fortement la résolution chronologique des études.
  2. Expérimenter les potentialités dendroclimatiques et dendroécologiques de l’outil charbonnière pour mieux connaître et comprendre les changements climatiques et environnementaux passés, en particulier durant le Petit Âge Glaciaire (PAG) qui couvre une large partie de l’histoire métallurgique pyrénéenne. Il s’agira d’établir (ou pas) leurs interactions avec les modalités de gestion (stigmates des actions de gestion sylvicole) et d’exploitation des ressources et espaces forestiers mises en œuvre par les sociétés montagnardes.
  3. Caractériser plus précisément les pratiques du charbonnage, les gestes techniques, leurs temporalités et leurs interactions avec les dynamiques et les trajectoires complexes et non linéaires des grandes espèces pyrénéennes atlantiques -le sapin et le hêtre- dont la concurrence interspécifique a été modelée voire bouleversée par les activités humaines et leurs rémanences.
  4. Evaluer les effets des réglementations, des prohibitions et des politiques de préservation, sur les usages et les processus de coévolution métallurgie peuplements forestiers.

 

Mots clés : charbonnière, cerne de croissance, histoire des forêts, calibre du bois, datation, changement climatique.

 

COLLOQUES, SEMINAIRES ET JOURNEES D’ETUDES


C : communication, P : poster

 

 

Cursus universitaire :

2016-2019 : Doctorat en géographie (en cours)

2015-2016 : Master II recherche, archéologie, sciences pour l’archéologie, parcours géoarchéologie et bioarchélogie. Université Paul Valéry-Montpellier III.

2014-2015 : Master II recherche, géographie et aménagement, spécialité environnement paysage, Université de Toulouse Jean Jaurès.

2013-2014 : Master I recherche, géographie et aménagement, spécialité environnement et paysage, Université de Toulouse Jean Jaurès.

2012-2013 : Licence III, géographie et aménagement, spécialité géographie physique, Université de Toulouse Jean Jaurès.

 

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